Chantal Sébire a absorbé un barbiturique à "dose mortelle", selon le procureur
Chantal Sébire, une mère de 52 ans atteinte d'une tumeur incurable au visage et retrouvée morte le 19 mars à son domicile de Plombières-lès-Dijon (Côte-d'Or), a absorbé un barbiturique "à dose mortelle", a déclaré jeudi le procureur de la République de Dijon Jean-Pierre Alacchi
"Les analyses réalisées font état de la présence dans le sang d'une concentration toxique d'un barbiturique, le Pentobarbital", a indiqué lors d'un point de presse M. Alacchi qui se référait aux conclusions d'analyses toxicologiques pratiquées sur le corps de Mme Sébire.
"Le Pentobarbital est un barbiturique d'action rapide non utilisé ou d'une façon tout à fait marginale en milieu médical. (...) Il en est fait usage en milieu vétérinaire", a encore indiqué le magistrat avant de préciser que ce produit "n'était pas disponible en pharmacie".
"Les conditions dans lesquelles Mme Sébire a pu entrer en possession de ce barbiturique font actuellement l'objet d'une enquête", a souligné le magistrat.
Le produit, a poursuivi M. Alacchi, a été retrouvé en "grande quantité dans l'estomac de Mme Sébire, ce qui signifie qu'il a été absorbé par voie orale. Des traces de ce produit ont été retrouvées dans un verre et sur une cuillère" au domicile de la défunte
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Les concentrations observées sont de près de trois fois la dose mortelle de ce produit", a-t-il ajouté, indiquant que "le surdosage de Pentobarbital constaté dans le sang de Chantal Sébire (était) donc compatible avec son décès".
Chantal Sébire souffrait d'une tumeur douloureuse qui lui déformait cruellement le visage et avait sollicité en vain de la justice le droit de recourir à l'euthanasie.